Le Dr Jean-Pierre Després, expert international et professeur à l'Université Laval, appelle à une révolution dans notre perception de l'obésité en distinguant le simple surplus de poids de l'obésité «clinique».
Selon une étude récente, 20% de la population canadienne souffre de cette forme de maladie caractérisée par une accumulation de graisse abdominale et des risques métaboliques sévères.
Plutôt que de se fier uniquement à la balance, le spécialiste insiste sur l'importance du tour de taille et de l'activité physique quotidienne pour préserver non seulement le cœur, mais aussi les fonctions cognitives du cerveau.
Écoutez Jean-Pierre Després, professeur à la faculté de médecine de l’Université Laval discuter de l'obésité avec l'animateur Michel Langevin.
«Le poids diagnostiqué sur la base de la balance, c’est du gros n'importe quoi ; c’est plutôt le gras abdominal, cette "obésité viscérale", qui est le plus dangereux pour votre santé. Il faut arrêter de stigmatiser les gens et réfléchir collectivement à un modèle socio-économique qui nous permet de fabriquer de la santé plutôt que d'attendre trop tard.»