La nervosité grimpe d'un cran sur les marchés mondiaux de l'énergie alors que les tensions entre les États-Unis et l'Iran menacent les approvisionnements pétroliers.
Selon l'expert Jean-Thomas Bernard, une rupture dans le détroit d'Ormuz représenterait une perte de près de 20% de la consommation mondiale, un scénario bien plus grave que celui observé au début du conflit en Ukraine.
Écoutez Jean-Thomas Bernard, spécialiste du pétrole discuter de la hausse du prix du baril de pétrole avec l'animateur Louis-Philippe brulé.
«C'est une coupure très grosse en ce qui a trait aux approvisionnements pétroliers. [...] C'est manifestement un outil de réaction à court terme, on parle de quelques jours, quelques semaines, mais c'est pas ça qui va apaiser le marché pour des mois.»
Si la crise perdure, les analystes craignent de voir le prix du baril franchir la barre des 120$, ce qui entraînerait inévitablement une hausse marquée du prix à la pompe au cours des prochains jours.