Alors que les discussions sur une possible récession s'intensifient en ce début d'année 2026, l'économiste Raphaël Langevin de l'IRIS soulève un point critique: l'endettement privé est le véritable « éléphant dans la pièce ». Pour les familles de Gatineau et de l'Outaouais, ce concept théorique se traduit très concrètement.
L'étude démontre qu'une hausse de l'endettement aujourd'hui freine la consommation sur un horizon de quatre ans. Dans notre région, où le coût de l'habitation a poussé plusieurs ménages à contracter des hypothèques massives, l'impact est direct : pour honorer ses dettes, on coupe dans le reste (restaurants, loisirs, deuxième voiture). Comme la consommation représente 80 % du PIB québécois, ce ralentissement individuel finit par paralyser la croissance collective.
Pour éviter que cette spirale ne mène à une récession durable, le chercheur suggère de rendre l'impôt plus progressif. L'idée est de redonner de l'oxygène aux ménages à revenus modestes pour qu'ils puissent rembourser leurs dettes plutôt que de risquer la faillite, stabilisant ainsi l'économie locale sur le long terme.