Le marché du travail est-il devenu si compétitif qu'il pousse les candidats au « dopage cognitif »? Lors de sa récente chronique, Annie Boilard, présidente du réseau Annie RH, a abordé cette tendance troublante qui s'observe de plus en plus.
Pour décrocher un poste, certains candidats ont recours à des traitements esthétiques comme le Botox ou consomment des substances non prescrites (Ritalin, amphétamines) afin de projeter une image de jeunesse et d'énergie inépuisable.
Dans notre région de Gatineau-Ottawa, où la compétition entre la fonction publique et le secteur privé de la technologie est féroce, cette pression de performance résonne tout particulièrement. Bien que les entreprises travaillent fort sur l'inclusivité, l'« effet de halo » avantage encore souvent les personnes perçues comme plus séduisantes.
De plus, l'émergence de l'intelligence artificielle vient brouiller les cartes: de jeunes talents maîtrisant l'IA concurrencent désormais des professionnels chevronnés pour des postes de haute direction. Une situation qui force nos entreprises locales à revoir leurs pratiques d'embauche pour ne pas passer à côté du vrai talent.
On a une prédisposition cérébrale à faire plus confiance aux belles personnes