Le milieu communautaire de l’Outaouais lance un signal d’alarme : les organismes sont à bout de souffle. Entre le 23 mars et le 2 avril, un mouvement de grève sociale historique secouera la région pour réclamer une véritable justice sociale.
Yves Séguin, directeur général du CIPTO et porte-parole du mouvement, affirme que la situation est devenue insoutenable. Malgré l'augmentation des besoins, notamment en itinérance et en santé mentale, le financement ne suit pas.
« On demande au communautaire d'en faire plus avec moins. [...] On a eu une explosion des demandes dans les dernières années et le financement n'a pas suivi, mais pas du tout. »
Résultat : des employés dévoués, souvent sous-payés, portent sur leurs épaules des cas de plus en plus lourds au détriment de leur propre santé.