L'ONU a officiellement désigné l'année 2026 comme l'Année internationale des agricultrices afin de souligner le rôle fondamental, mais souvent invisible, des femmes dans les systèmes agroalimentaires mondiaux.
Pour les agricultrices du Québec, cette reconnaissance internationale est l'occasion idéale de mettre en lumière les défis colossaux auxquels elles font face, notamment la charge mentale et l'accès à la propriété.
Écoutez la présidente des Agricultrice du Québec et productrice maraîchère à Magog, Véronique Guizier, et la directrice générale des Agricultrices du Québec, Katherine Rousseau, aborder le tout, mercredi matin, à l'émission de Marie-Claude Lavallée.
Alors qu'au Québec, seulement 5% des fermes appartiennent à une femme propriétaire unique, Véronique Guizier souligne que le «travail invisible», non ou peu rémunéré, représente en moyenne 46 heures par semaine pour les agricultrices.
Une étude récente révèle d'ailleurs que 90% d'entre elles vivent avec une charge mentale élevée ou très élevée, accentuée par le fait que le lieu de travail, la famille et la maison se confondent souvent sur la terre agricole.