L'expert en marketing Jacques Nantel souligne une mutation des vecteurs d'influence, où la publicité traditionnelle perd du terrain face aux réseaux sociaux et aux recommandations de l'entourage.
Bien que les entreprises investissent massivement pour être «sur le radar», notamment lors du Super Bowl ou pour promouvoir l'intelligence artificielle, le pouvoir réel de prescription appartient désormais aux proches, vers qui 34% des consommateurs se tournent.
Sur le plan économique, l'année 2026 est marquée par une compression budgétaire sévère pour la classe moyenne.
Le trio des dépenses fondamentales — logement, alimentation et transport — accapare désormais près de 75% du budget des ménages, contre 60% avant la pandémie.
Ce contexte force les Québécois à délaisser les voyages et les sorties régulières au restaurant pour se replier sur des célébrations locales et symboliques, comme la Saint-Valentin.
Écoutez Jacques Nantel, professeur émérite à HEC Montréal, chercheur et spécialiste du commerce de détail, en discuter avec Marie-Claude Lavallée, mardi à Radio textos.
«Aujourd'hui, les médias sociaux fonctionnent de manière extrêmement insidieuse: c'est essentiellement une tendance que l'on a à se comparer aux autres [et] à souffrir.»