Plus de peur que de mal après un incendie qui a forcé l'évacuation des résidents du Gîte-Ami, près du site Guertin.
Les pompiers sont intervenus peu après 8 heures ce matin alors qu'un feu avait pris naissance dans la chambre d'un usager.
Grâce à l'intervention rapide du personnel muni d'extincteurs, les flammes ont été limitées à la pièce d'origine, permettant aux résidents de regagner l'immeuble environ une heure plus tard.
Le SPVG confirme qu'un individu s'est rendu de lui-même aux autorités sur place; il sera rencontré par des enquêteurs afin de déterminer la cause de l'incendie.
François Lescalier, directeur exécutif au Gîte-Ami, explique comment on a procédé à l'évacuation de l'édifice dans des conditions glaciales...
«C'était l'horaire du matin, donc il y avait encore pas mal de personnes dans les chambres. Heureusement, l'évacuation n'a pas duré trop longtemps. Certains sont allés à la halte-chaleur, d'autres ont attendu dans la cour avant de rentrer [...] Je tiens à féliciter notre équipe d'intervenants qui ont stoppé le feu immédiatement avec des extincteurs pour éviter la propagation. Ça aurait pu être beaucoup plus grave».
Par ailleurs, avec le froid polaire qui persiste, la situation est de plus en plus critique sur le terrain.
Plusieurs sans-abris se tournent vers les haltes-chaleur pour se réchauffer la nuit, même si ces dernières sont déjà à pleine capacité.
«Il y a des gens qui souffrent. Ils doivent venir dormir ici, puisqu'ils manquent de propane [...] Je reste dans la rue d'habitude, mais là, c'est trop froid, donc je viens coucher à la halte. Ce n'est pas facile. Les lumières sont toujours ouvertes, il y a beaucoup de va-et-vient. Tu dois dormir par terre ou sur des tables en métal. On s'arrange, au moins, on est au chaud».
Annie Castonguay de Réhabex espère que la remontée des températures à partir de dimanche offrira un répit à ceux qui sont au bout du rouleau.
«C'est de pire en pire. Les gens deviennent fatigués et impatients. Ça devient très complexe à gérer, on est plusieurs sur le plancher pour y arriver [...] Si tu voyais la halte en ce moment, c'est un peu le chaos».