À l'occasion de la Journée nationale de mobilisation pour l'Alzheimer, le Dr Richard Bergeron, spécialiste des troubles neurocognitifs, a partagé des avancées majeures qui redonnent espoir aux 187 700 Québécois touchés par cette maladie.
Bien que le vieillissement de la population risque de faire doubler le nombre de cas d'ici 2050, de nouvelles méthodes de dépistage précoce par prise de sang et le traitement Leqembi, récemment approuvé par Santé Canada, permettent désormais de ralentir significativement la progression des symptômes.
Le Dr Bergeron insiste toutefois sur l'importance d'agir dès les premiers stades légers de la maladie pour maximiser l'efficacité de ces thérapies qui ciblent les plaques amyloïdes dans le cerveau.
Malgré des coûts encore élevés pour le système public, la recherche s'oriente vers des percées prometteuses utilisant l'ARN messager pour bloquer la production de protéines toxiques à la source.
Écoutez le spécialiste des troubles neurocognitifs, Dr Richard Bergeron sur les nouvelles avancées en dépistage précoce et le traitement Leqembi pour ralentir la maladie d'Alzheimer, avec l'animateur Louis-Philippe Brulé.
«Ce traitement-là ne guérira pas la maladie, mais les études démontrent qu'on pourrait donner cinq, six ou huit ans d'autonomie de plus aux patients. On est aussi en train de travailler sur des vaccins utilisant l'ARN messager pour bloquer la protéine en amont, une percée vraiment unique pour les prochaines années.»