Alors que l'Outaouais se prépare à affronter des températures ressenties sous la barre des -35°C ce week-end, l'inquiétude est à son comble pour la sécurité des personnes en situation d'itinérance.
Annie Castonguay, coordonnatrice des services en itinérance chez Réhabex, multiplie les efforts pour distribuer du matériel chaud et adapter les horaires des haltes de chaleur afin de garder les gens à l'abri.
Elle déplore toutefois que les solutions actuelles ne soient que temporaires et appelle à une vision clinique et structurante plutôt qu'à une simple gestion de crise municipale.
Invitée à commenter l'urgence de la situation, Annie Castonguay n'a pas caché son désarroi face à la précarité des installations actuelles.
Écoutez la coordonatrice des services en itinérance chez Réhabex, Annie Castonguay avec l'animateur Michel Langevin.
«Une halte, c'est un pansement sur une plaie infectée; je n’empêche personne de vivre dans la rue, je l’empêche de mourir de froid. On ne peut pas penser qu'une tente est une maison et que c'est une solution acceptable.»