L'heure est grave pour la liberté d'expression en ligne selon le chroniqueur Samuel Glaude. En direct de Gatineau, il nous explique comment l'« Algo speak » est devenu l'outil de prédilection de la génération Z pour contourner la censure des algorithmes sur des plateformes comme TikTok et Instagram.
Puisque l'intelligence artificielle modère et bloque souvent les contenus traitant de sujets sensibles — comme le conflit à Gaza, les enjeux LGBTQ+ ou les dénonciations d'agressions sexuelles — les internautes de l'Outaouais et d'ailleurs doivent ruser. On remplace des lettres par des chiffres (S3X), on utilise des emojis détournés (le maïs pour la pornographie, le raisin pour les agressions) ou des mots aux sonorités similaires comme « pioupiou » pour désigner une arme à feu.
Plus qu'une simple tendance, l'Algo speak est présenté comme un véritable mouvement social et un outil de justice sociale. Pour Sam York, c'est une manière pour les jeunes de s'assurer que leurs messages importants ne soient pas réduits au silence par une IA aux critères parfois trop rigides. Une évolution fascinante, mais complexe, de notre langage numérique.