Une décision majeure du Bureau de la concurrence du Canada vient bousculer le marché immobilier québécois : l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) doit désormais ouvrir le flux de données complet de Centris à tous les courtiers.
Jusqu'à présent, contrairement au reste du pays, les courtiers québécois ne pouvaient pas intégrer ces données à leurs propres outils technologiques, limitant grandement leurs capacités d'innovation.
L'agent de droit de la concurrence, Étienne Tremblay-Guérin, explique que ce changement technologique permettra aux courtiers de créer des plateformes virtuelles intégrées (« one-stop shop »). Les clients gagneront en autonomie et en transparence, ayant notamment accès en ligne à des informations précieuses comme l'historique des prix de vente ou les délais sur le marché, sans devoir attendre un document PDF de leur courtier.
L'objectif est d'automatiser les requêtes simples, permettant aux professionnels de se concentrer sur des services à valeur ajoutée.
Écoutez Étienne Tremblay-Guérin agent du droit de la concurrence à la Direction des pratiques monopolistiques, au micro de Frédéric Bisson