Au Québec, et particulièrement en Outaouais où nos urgences débordent chroniquement, le système de santé agit souvent trop tard. Au lieu de prévenir, on attend la « panne de moteur » pour soigner. C'est ce que déplore une nouvelle étude de l'IRIS.
La chercheuse Anne Plourde y propose un plan de cinq ans visant à tripler le personnel des CLSC pour en refaire la véritable porte d'entrée du réseau. Plutôt que de couper dans les hôpitaux, l'IRIS suggère un investissement massif en première ligne. L'objectif? Libérer les urgences des cas mineurs et garder nos aînés à domicile.
Selon Mme Plourde, ces investissements se rentabiliseraient très vite. Les économies réalisées dans les hôpitaux compenseraient les trois quarts des coûts, ramenant la facture nette à 1,5 milliard par année (2,5 % du budget provincial). La chercheuse propose même d'intégrer les GMF aux CLSC et de faire des médecins des employés de l'État; une refonte qui ferait le plus grand bien à notre région.
C'est les trois quarts des investissements qu'on ferait qui seraient récupérés en économie