À la veille du premier débat télévisé de la campagne électorale, une bombe vient de tomber sur la Coalition Avenir Québec.
Le projet Sifa (le système d'information des finances et de l'approvisionnement du gouvernement), initialement budgété à 96 millions de dollars, a vu sa facture exploser pour atteindre 1 milliard. t
Pire encore, le Conseil des ministres de Christine Fréchette a approuvé ce dépassement le 15 juillet dernier, ignorant les avertissements sévères du ministère de la Cybersécurité et de firmes comptables comme KPMG. Ironie du sort, le contrat a été confié à LGS, une filiale d'IBM, entreprise déjà responsable de la saga SAAQclic et du fiasco Phénix au fédéral. Cette histoire tombe au pire moment pour Christine Fréchette, dont la campagne commençait déjà à plafonner.
«C'est c'est une bombe pour la campagne caquiste […] Parce que là, on revient à des problèmes classiques de gouvernance et des problèmes qui ont miné la crédibilité de François Legault.»
Parallèlement, les derniers sondages (Léger, Synopsis et Pallas) dressent un portrait serré : le Parti Québécois mène avec 27 à 29 % des intentions de vote, talonné par le Parti Libéral et la CAQ, au coude-à-coude autour de 21 à 24 %.
Ces révélations inattendues pourraient rebattre les cartes lors du débat très attendu sur les ondes de TVA demain soir.
Écoutez l'analyste Karl Bélanger discuter du dernier scandale éclaboussant la CAQ et des récents sondages avec Louis-Philippe Brulé.