À l'approche des premiers débats télévisés de la campagne électorale, le spécialiste en marketing Luc Dupont revient sur l'impact historique de ces affrontements.
Depuis le tout premier débat canadien en 1962 opposant Jean Lesage à Daniel Johnson, la télévision a profondément redéfini les règles de la joute politique.
Dans cet exercice hautement médiatisé, le contenant l'emporte fréquemment sur le contenu. L'image, la préparation visuelle, la posture et la maîtrise du temps s'avèrent souvent plus déterminantes que les arguments de fond.
«Dans un bon débat, quand on vous pose une question, l'idée c'est pas de répondre à la question, mais c'est au fond, c'est toujours un prétexte pour regarder le téléspectateur...»
Alors que les sondages montrent une lutte serrée, les quinze premières minutes de diffusion s'annoncent cruciales.
Selon l'expert, c'est durant ce court laps de temps que les électeurs encore indécis forgent leur opinion, tandis que les partisans déjà convaincus feront preuve de perception sélective pour conforter leur choix initial.
Écoutez Luc Dupont, spécialiste en marketing et professeur à l’Université d’Ottawa, qui met la table pour les premiers débats au micro de Louis-Philippe Brulé.