Face aux contre-tarifs imposés par le Canada, la réplique de l'administration Trump suscite des analyses partagées.
Mathieu Dion, chef du bureau de Montréal chez Bloomberg, nuance l'idée d'une réaction américaine modeste et souligne que les mesures annoncées par Washington touchent des secteurs clés de l'économie canadienne. Il préfère analyser les impacts économiques depuis le début du conflit.
Écoutez Mathieu Dion, chef de bureau de Montréal chez Bloomberg, analyser l'impact des contre-tarifs, ce jeudi, à La commission.
L'expert rappelle que de nouvelles menaces pèsent sur l'industrie automobile et aéronautique, et avertit que l'impact réel de ces tensions commerciales sur les entreprises d'ici reste à surveiller.
«En décembre, on s'attend à une hausse du taux directeur de 2.25% à 2.5%. Ça pourrait s'étirer jusqu'à 3.5% selon notre modèle, au mois de juillet. Je suis surtout inquiet pour les taux plutôt que de nos marchés boursiers.»
Autres sujets abordés
- L'intention affichée par Donald Trump d'interdire l'accès aux appels d'offres fédéraux américains aux entreprises canadiennes comme CGI;
- L'objectif de la stratégie canadienne visant à cibler des entreprises américaines tout en protégeant son marché interne;
- Les inquiétudes sur la hausse des taux d'intérêt et l'inflation alimentées par le prix du pétrole brut et la dette américaine.