La présence d'Aaron Gilpin, un délinquant sexuel violent de 35 ans ayant purgé sa peine en Ontario, sème l'inquiétude dans le Vieux-Hull. Récemment arrivé de la rive ontarienne, l'homme au visage lourdement tatoué a été aperçu en train de rôder près d'une école primaire sur la rue Frontenac, au grand désarroi des résidents de Gatineau.
Le cœur du problème réside dans une différence législative entre les deux provinces de la région de la capitale nationale: l'Ontario possède un registre des délinquants sexuels, mais le Québec n'en a pas. Par conséquent, le Service de police de la Ville de Gatineau se retrouve les mains liées. Tant que l'individu ne commet aucun crime ou délit sur le territoire québécois, les autorités locales ne peuvent ni le contraindre à retourner à Ottawa, ni lui imposer une surveillance préventive.
Une situation qui pousse de nombreux citoyens à réclamer la création d'un registre québécois pour combler cette faille.
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Écoutez l'entrevue de l'animateur Frédéric Bisson avec Sophie Grimard, inquiète de voir le délinquant sexuel Aaron Gilpin rôder librement dans le Vieux-Hull.
On va attendre qu'il fasse quelque chose, donc probablement un autre crime, une autre victime, puis là on va agir