Après des semaines de tensions extrêmes ayant fait craindre une déflagration mondiale, l'annonce d'une trêve de deux semaines entre Washington et Téhéran apporte un soulagement immédiat aux marchés.
Le professeur Jean-Thomas Bernard explique que ce répit, incluant la réouverture temporaire du détroit d'Ormuz (où transitent 15 à 20 millions de barils par jour), a provoqué une chute brutale du baril, qui repasse sous la barre des 100 $.
Toutefois, le spécialiste avertit que le retour aux prix d'avant-crise (autour de 70 $) n'est pas pour demain. L'incertitude demeure élevée, les assureurs maritimes restant frileux et les réserves stratégiques mondiales ayant été largement puisées.
Si le conflit entre Israël et le Hezbollah au Liban ne pèse pas directement sur la production, le rôle de soutien de l'Iran pourrait rapidement faire repartir les prix à la hausse si la trêve ne tient pas. Pour l'instant, les automobilistes doivent s'attendre à ce que les prix à la pompe stagnent à des niveaux élevés pour l'été.
Écoutez Jean-Thomas Bernard, spécialiste en matière d’énergie et professeur à l’Université d’Ottawa, qui fait le point au micro de LP Brulé.