À l'approche du 1ᵉʳ avril, de nombreux travailleurs de Gatineau et d'Ottawa préparent leurs mauvais coups. Mais peut-on encore faire des poissons d'avril au bureau en 2026 ? Selon l'experte en ressources humaines Annie Boilard, présidente du Réseau Annie RH, la réponse est oui, à condition de faire preuve de jugement.
Dans les milieux de travail de l'Outaouais, des ministères fédéraux aux entreprises privées, les blagues inoffensives (échanger des tasses, fausses annonces sans conséquence) détendent l'atmosphère. Toutefois, Mme Boilard rappelle que les règles de santé et sécurité demeurent strictes. Des plaisanteries physiques ont déjà causé de graves drames au travail, allant du traumatisme crânien à la paraplégie.
L'experte met aussi la région en garde contre les blagues ciblées et l'utilisation de surnoms. Ces pratiques frôlent le harcèlement et se transforment rapidement en micro-agressions. Bref, pour un poisson d'avril réussi, on mise sur un humour sécuritaire et inclusif !
[...] ça devient de l'incivilité, voire du harcèlement, et les mêmes règles s'appliquent. 1ᵉʳ avril ou pas, il n'y aura pas de différence