L'itinérance frappe partout au Québec, et la région de l'Outaouais n'y fait malheureusement pas exception. Pour mieux comprendre cette dure réalité qui fait les manchettes du quotidien, nous avons reçu le journaliste et chroniqueur Sébastien Houle.
Récipiendaire du prix Judith-Jasmin, il a troqué son confort pour vivre huit jours d'immersion totale dans la rue, sans argent, sans téléphone ni réseau.
En entrevue à notre antenne, il a décrit un dépérissement physique et psychologique d'une rapidité fulgurante. Privé de sommeil réparateur et de repères, il explique comment l'épuisement, le froid et la détresse mènent inévitablement vers la maladie. Son témoignage offre un regard lucide sur les problèmes de toxicomanie et de santé mentale qui accablent les plus vulnérables.
Même en connaissant la date de fin de son calvaire, l'expérience l'a profondément ébranlé. Ce récit percutant en plusieurs textes est disponible dans Le Droit. Ça nous rappelle que personne n'est à l'abri et que cette crise exige une véritable réflexion de société.
C'est pas humain de vivre ça. La société doit se poser de graves questions parce qu'on ne peut pas ramener ça à une volonté individuelle.