Entre la fête des Mères et celle des Pères, la conciliation travail-famille est sur toutes les lèvres, particulièrement à l'aube des vacances estivales. Toutefois, un groupe est souvent ignoré: les grands-parents en emploi. Dans notre région de Gatineau-Ottawa, de nombreux travailleurs d'expérience jouent un rôle de première ligne auprès de leurs petits-enfants, que ce soit lors des journées pédagogiques ou des imprévus.
Selon un récent sondage Léger, 40 % d'entre eux s'impliquent chaque semaine, dont un sur trois par nécessité financière. Pourtant, ces précieux employés « tombent entre les craques » des politiques d'entreprise.
Annie Boilard, présidente du Réseau Annie RH, souligne que ces travailleurs seniors hésitent souvent à demander des accommodements par conscience professionnelle. Pour les retenir en poste, les employeurs doivent adapter leurs mesures de conciliation: horaires flexibles, options à temps partiel et priorité lors de la semaine de relâche. Il est grand temps de reconnaître cette charge invisible!
Le premier frein pour eux, pour s'investir auprès de leurs petits-enfants, c'est leur travail