L'animateur Frédéric Bisson a livré un témoignage poignant sur son passé de toxicomane, soulignant l'hypocrisie de la société face aux maladies stigmatisées. Il rappelle que sans l'aide précieuse des intervenants, il ne serait plus en vie aujourd'hui. Cependant, en Outaouais, ce filet social vital craque de partout.
Le témoignage est suivi d'une entrevue avec Yves Séguin, directeur général du Centre d'intervention et de prévention en toxicomanie de l'Outaouais (CIPTO), tire la sonnette d'alarme : le milieu communautaire de Gatineau et des environs est à bout de souffle.
Sous-financement, précarité et complexification des cas pèsent lourd sur les épaules de ces travailleurs. Aujourd'hui, les personnes vulnérables cumulent souvent des problèmes de dépendance, d'itinérance et d'isolement.
Pour soutenir ces organismes qui pallient les lacunes du réseau public, des rassemblements ont lieu à Gatineau, dont une grande mobilisation familiale ce samedi à la Place de la Cité. Un appel urgent à la solidarité régionale pour aider ceux qui sauvent des vies.
On a tellement de monde qui cogne à notre porte, qui nous appelle qu'on ne peut plus répondre. On est à bout