Le décès tragique de la petite Chloé, 4 ans, dans la salle d'attente de l'hôpital de Gatineau continue de bouleverser l'Outaouais.
Sa mère dénonce l'inaction et le manque d'humanité du personnel au triage lors de cette crise d'asthme fatale. Face au mutisme du CISSS de l'Outaouais, quels sont les recours des familles victimes d'erreurs médicales ?
Peut-on facilement poursuivre au Québec?
En entrevue, Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades, a rappelé à quel point le combat judiciaire est ardu au Québec.
Poursuivre une institution ou un médecin coûte extrêmement cher, nécessitant des contre-expertises complexes face à des professionnels lourdement assurés. Le fardeau de la preuve repose entièrement sur les épaules de la famille, qui doit réussir à démontrer une négligence grossière.
Le silence de la confidentialité
M. Brunet a d'ailleurs écorché le CISSSO qui se cache derrière la « confidentialité » pour ne pas commenter l'affaire, alors que la mère a déjà choisi de rendre l'histoire de sa fille publique.
Il faut vraiment faire la preuve d'une grossière négligence qu'un homme ou une femme raisonnable ne commettrait pas