L'île de Cuba traverse une crise énergétique majeure, exacerbée par des tensions politiques nord-américaines. En raison d'une pénurie critique de kérosène, Air Canada a annoncé la suspension de tous ses vols vers l'île jusqu'au 1er mai, tout en assurant le rapatriement des 3 000 voyageurs déjà sur place. Westjet annule également plusieurs vols dans les prochains jours.
Nadine Robert, une touriste québécoise actuellement à Cayo Guillermo, témoigne d'une réalité contrastée. Si les vacanciers sont regroupés dans des complexes hôteliers plus « populaires » pour économiser le combustible, l'impact humain est surtout visible chez les travailleurs cubains.
Plusieurs hôtels ferment leurs portes, renvoyant les employés chez eux sans salaire ni pourboires. Malgré des coupures de courant sporadiques et une gestion serrée des stocks (boissons, nourriture), les touristes restent dans une « bulle » relativement protégée.
Toutefois, l'incertitude plane sur l'approvisionnement des avions, poussant les transporteurs canadiens à une prudence extrême pour éviter que leurs passagers ne se retrouvent coincés.