L’Université Polytechnique de Montréal a officiellement retiré la viande rouge de ses cafétérias pour réduire son empreinte carbone.
Plus de bœuf haché ni de sauce bolognaise : l'établissement vise à éliminer les 281 tonnes de CO2 générées annuellement par la viande bovine. Le bœuf est pointé du doigt en raison du méthane produit par le système digestif des ruminants et de l'immense quantité d'eau nécessaire à sa production (13 500 litres par kilo).
Toutefois, cette mesure fait sourciller. Bien que le bœuf soit la protéine la plus polluante, il ne représente que 1,4 % des 21 000 tonnes de CO2 émises globalement par l'université. Le journaliste Samuel Glaude souligne une certaine incohérence : alors que le steak est banni au nom de la planète, l'institution continue d'inclure des bouteilles de plastique dans ses approvisionnements officiels. Pour certains, limiter les choix alimentaires des étudiants tout en maintenant d'autres polluants majeurs relève davantage de l'image que d'une réelle révolution écologique.