Le climat reste lourd à Minneapolis après la mort d'Alex Pretty. Bien que les agents impliqués soient en congé administratif, les résidents ne sont pas dupes.
Any Guillemette a rencontré Igor, un Québécois et professeur à l'Université du Minnesota, qui témoigne de la peur constante qui règne dans la ville. L'ICE (Immigration and Customs Enforcement) utilise des méthodes de « surprise totale » avec des véhicules banalisés et des agents en civil.
Pour contrer ces abus sans violence, les citoyens s'organisent : ils patrouillent leurs quartiers et utilisent des sifflets ainsi que des klaxons pour alerter de la présence fédérale.
Ce symbole de résistance non-violente est devenu omniprésent. La peur est telle que l'absentéisme scolaire atteint 20 % et que même les activités banales, comme aller voir un match du Canadien, sont mises sur pause. Le sentiment de vivre sous une constante surveillance transforme la ville en un lieu où la vigilance citoyenne est la seule arme contre la brutalité.
Le témoignage d'Igor : quand un Québécois raconte l'état de siège à Minneapolis.