Le talent brut suffit-il pour soulever la Coupe Stanley ? Pour Rick Bowness, la réponse est un non catégorique. Lors de son passage à l'avant-match des Sénateurs, le chroniqueur Louis Jean a rejoint les propos de l'entraîneur des Blue Jackets : le hockey moderne exige du « chien », cette hargne qui transforme une équipe de talent en une machine de guerre redoutable en séries éliminatoires.
Louis Jean souligne que si les habiletés techniques font briller une formation en début de saison, c'est le caractère et la robustesse physique qui dictent les succès dès que le calendrier tourne en janvier. Il cite l'exemple des Panthers de la Floride comme modèle de cette intensité « nasty » que Columbus cherche désespérément à copier. Malheureusement pour les Blue Jackets, le constat est frappant : lors de leur dernier duel contre Ottawa, ils se sont fait dominer physiquement, manquant de solutions devant la fermeture du jeu des Sénateurs.
La discussion bifurque ensuite vers un cas inquiétant : celui de Shane Wright. Autrefois pressenti comme le premier choix total, le jeune joueur du Kraken de Seattle semble stagner et son nom circule déjà dans les rumeurs de transaction. Est-ce un manque de hargne ou les séquelles de la pandémie ? Louis Jean pose un regard lucide sur ce talent qui ne parvient pas à saisir ses opportunités. Enfin, pour terminer sur une note plus inspirante, le cas d'Evgeni Malkin est abordé, lui qui est prêt à tout, même à un rabais salarial, pour finir ses jours en tant que Pingouin de Pittsburgh.