Alors que le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon promet un sommet national sur l'itinérance pour réduire de moitié le phénomène, le milieu communautaire de Gatineau exprime de vives inquiétudes quant à cette approche.
Selon Annie Castonguay, coordonnatrice des services en itinérance à Réhabex, ce ne sont pas de nouvelles tables de concertation qui règleront l'urgence sur le terrain, mais plutôt du financement direct pour le personnel et les ressources existantes.
Elle rappelle d'ailleurs à quel point la précarité touche de nombreux jeunes vulnérables issus du système de protection de la jeunesse.
Écoutez Annie Castonguay, coordonnatrice des services en itinérance à Réhabex discuter de la crise de l'itinérance à Gatineau et des limites des promesses politiques à l'approche de l'hiver avec l'animateur Steven Boivin.
«Les jeunes qui sont passés à la protection de la jeunesse, on estime autour de 40% de ces jeunes-là qui vont connaître un épisode d'itinérance dans leur vie adulte. Ces jeunes-là n'ont pas demandé d'arriver dans une famille où ça ne allait pas bien.»
À l'approche de l'hiver, les organismes réclament des actions concrètes et régionales plutôt que des réflexions nationales à long terme.