Lors de la récente apparition des chefs provinciaux à l'émission Tout le monde en parle, les choix vestimentaires n'avaient rien de hasardeux. Pour les électeurs de Gatineau et de l'Outaouais qui suivent de près cette course électorale, l'image projetée est souvent aussi cruciale que le discours. Marie-Chantal Milette, experte en psychologie des couleurs et fondatrice de l'agence Kryptonie, décrypte ces stratégies visuelles.
Elle souligne notamment la « stratégie de confusion », qui consiste à porter les couleurs d'un parti adverse pour séduire un nouvel électorat. Par exemple, le Parti Québécois a opté pour le complet noir sans cravate, projetant l'image d'un leader rompant avec les traditions et se voyant déjà vainqueur.
Chez Québec Solidaire, le choix du vert plutôt que l'orange visait à inspirer un professionnalisme accru. Enfin, le bleu ciel chez les Conservateurs misait sur l'accessibilité, tandis que des touches de violet chez d'autres candidats cherchaient à projeter une image rassembleuse. Une analyse prouvant qu'en politique, chaque nuance est calculée.
C'est extrêmement calculé. C'est ce que j'appelle une stratégie de confusion