Le 19 octobre prochain, les Albertains se prononceront lors d'un référendum sur leur éventuelle séparation du Canada. Bien que les prédictions n'accordent que 6 % de chances à une victoire de l'indépendance, la campagne est fortement perturbée par de l'ingérence étrangère numérique.
Des enquêtes révèlent qu'un vaste réseau d'une vingtaine de sites web et de chaînes YouTube, cumulant plus de 15 millions de vues, diffuse de la propagande séparatiste entièrement générée par l'intelligence artificielle (textes, voix, images). Étonnamment, cette infrastructure technologique serait orchestrée depuis les États-Unis par un simple courtier d'assurances de la Floride.
Pour la région de Gatineau-Ottawa, cœur de l'appareil fédéral, cette attaque technologique soulève d'importantes inquiétudes. Au-delà du risque d'éclatement du pays qui impacterait directement notre fonction publique, cette situation illustre la vulnérabilité de nos institutions démocratiques face aux nouvelles armes de désinformation massive.