Malgré le conflit en Iran et les tensions dans le détroit d'Ormuz, le prix du baril n'a pas explosé. Pour stabiliser les marchés, les États-Unis ont massivement exporté leurs réserves pétrolières, atteignant jusqu'à 19 millions de barils par jour au mois de mai. Parallèlement, la Chine a diminué ses importations pétrolières de moitié en se tournant vers le charbon pour soutenir son industrie.
Pour le Canada, l'accord pétrolier conclu par Donald Trump avec le Venezuela pourrait menacer nos exportations de pétrole lourd vers les raffineries du Texas. Toutefois, selon Normand Mousseau, spécialiste du pétrole, cette réorganisation mondiale et la résolution éventuelle du conflit iranien risquent de générer un important surplus mondial. Pour les automobilistes de la région de Gatineau-Ottawa, cette dynamique pourrait se traduire par une baisse drastique des prix à la pompe.