Le phénomène « Prison Tok » prend de l'ampleur au Québec et suscite de nombreuses questions. Des détenus, notamment à la prison de Bordeaux à Montréal, utilisent des cellulaires de contrebande livrés par drones pour partager leur quotidien sur TikTok. Loin de l'image austère du milieu carcéral, ces vidéos montrent des prisonniers qui s'amusent, fument et organisent des concours de gifles, comparant parfois leur séjour à des vacances dans un complexe hôtelier.
Bien que ces images proviennent de la métropole, le défi de la contrebande et des téléphones intelligents touche l'ensemble du système correctionnel provincial. C'est une réalité de sécurité qui n'épargne pas les établissements de notre région, comme le centre de détention de Hull à Gatineau.
Les autorités pénitentiaires tolèrent-elles ces comportements pour acheter la paix sociale dans un contexte de pénurie de personnel? Le débat est lancé, d'autant plus que l'utilisation de ces appareils contrevient aux règlements et pourrait rallonger les peines des contrevenants.