Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de Montréal et de l’UQAM révèle un portrait extrêmement sombre concernant l’accès public à nos plans d'eau.
Bien que la province déborde de lacs, la privatisation de leurs rives empêche la très grande majorité des citoyens de pouvoir s'y baigner ou d'y naviguer.
Le chroniqueur Karl Bélanger s'est indigné de voir une richesse collective ainsi confisquée par des intérêts privés.
«Dans un rayon de 90 kilomètres de Montréal, il y a 596 lacs. Mais sur les 600 lacs, il y en a juste 56 qui sont accessibles pour la baignade ou les activités nautiques sur l'eau.»
Écoutez La Planète Actualité avec l'animateur Karl Bélanger.
Cette exclusion quasi totale touche également d’autres grandes régions du Québec, comme celle de la Capitale-Nationale, où à peine 21 lacs sur 183 offrent un accès au public.
Devant ce constat, plusieurs réclament des actions concrètes de la part des municipalités pour protéger et redonner l'accès aux berges à la population.
«Et à certains endroits, on a aménagé des accès pour le public, mais on fait payer quand même une richesse qu'on devrait avoir au Québec: l'accès à l'eau. Moins de 2% des rives identifiées dans le rapport sont accessibles, le reste est privé.»
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