Louise Arbour a officiellement été assermentée à titre de 31ᵉ gouverneure générale du Canada, succédant ainsi à un rôle qui suscite toujours autant de débats sur sa pertinence démocratique.
Malgré les critiques entourant le faste colonial de cette fonction, le constitutionnaliste Patrick Taillon rappelle que l'institution demeure un rouage essentiel au bon fonctionnement de notre démocratie.
Invité sur nos ondes, il a d'ailleurs insisté sur la nécessité technique de ce poste pour maintenir l'équilibre de l'État.
Écoutez Patrick Taillon, codirecteur du Centre d'études en droit administratif et constitutionnel de la Faculté de droit de l'Université Laval discuter de l'assermentation de Louise Arbour avec l'animateur Marc Legault.
«Donc, si oubliez la monarchie, si vous voulez garder le système parlementaire, vous aurez toujours besoin d'un rôle un peu similaire à celui du gouverneur général. Et pour preuve, à la Barbade, en 20 21, donc petit petit royaume des Antilles qui fait partie du Commonwealth, eux autres, ils ont dit c'est fini la monarchie, on s'en débarrasse.»