Une délégation de l’Outaouais est de passage à Québec aujourd'hui, pour faire la promotion du projet de tramway à Gatineau.
Cependant, ni la première ministre Christine Fréchette ni les chefs des principaux partis ne seront rencontrés par la délégation, si on se base sur l'horaire soumis dans un communiqué de presse.
Ce déplacement à Québec survient avant même que Mobilité Infra Québec ait déposé son rapport d'étape sur le projet de transport collectif dans l'ouest de la Ville de Gatineau.
Le président de la STO, Edmond Leclerc, estime que cette mission est nécessaire, même si les délégués se présentent à Québec les mains vides…
« C'est une approche qui est proactive et la meilleure chose à faire. On arrive à la veille d'une élection provinciale et il faut que tous les partis politiques qui aspirent à former le prochain gouvernement soient sensibles à l'importance de ce projet-là ».
Par ailleurs, Edmond Leclerc et Maude Marquis-Bissonnette ont sollicité une rencontre avec le ministre des Transports, Benoit Charette.
L'objectif : obtenir le financement nécessaire à l'achat de 20 nouveaux autobus électriques d'ici 2027, sans quoi la STO risque de s'exposer à des choix difficiles.
« À l'heure actuelle, on demeure sans financement. Pour financer des autobus en 2027, on devrait piger dans d'autres projets qui sont réduits à pas grand-chose, dont le [prolongement du] Rapibus. C'est la dernière chose qu'on veut faire, évidemment. Le choix ne se fait pas entre le prolongement du Rapibus et les autobus. Ça nous prend des autobus d'abord et avant tout [...] Lorsque je me suis assis avec le ministre Julien, quelques jours après, on avait déjà une entente concernant le prolongement du Rapibus. Je prône beaucoup cette approche. Je veux que le gouvernement continue d'avoir une oreille attentive à nos demandes et je pense que quand on explique, on finit par se comprendre ».