L'industrie de la construction au Québec connaît une période faste avec un carnet de commandes qualifié d'historique.
En 2025, de nouveaux records ont été établis avec 216 millions d'heures travaillées et, pour la toute première fois, le franchissement du cap des 200 000 travailleurs salariés. Selon Mélanie Malenfant, vice-présidente à la Commission de la construction du Québec (CCQ), les besoins de main-d'œuvre demeureront très élevés pour la période 2026-2030, nécessitant l'intégration de 17 000 personnes par an à l'échelle de la province.
«Pour la région de l'Outaouais, on a à peu près 8800 salariés qui travaillent dans l'industrie de la construction, puis on évalue que pour les prochaines années, on va avoir besoin d'à peu près 800 personnes par année.»
Ce chiffre est calculé en tenant compte du volume des projets à venir — notamment l'importante rénovation du complexe fédéral Portage III, évaluée à 2,6 milliards de dollars jusqu'en 2028 — ainsi que des départs à la retraite et du roulement naturel du personnel.
Mme Malenfant souligne également l'importance cruciale de la diplomation : détenir un diplôme d'études n'est pas seulement gage de qualité et d'adaptation aux nouvelles technologies, mais s'avère être un puissant facteur de rétention pour contrer le taux de roulement
Écoutez l'entrevue avec Mélanie Malenfant, vice-présidente communication, stratégie et innovation à la CCQ, au micro de l'animateur.