La gestionnaire de la page Facebook Spotted Buckingham est poursuivie en diffamation pour 44 000 $ en diffamation après avoir partagé la photo d'un homme derrière un commerce.
La publication laissait entendre que l’homme en question était en train de se masturber alors que lui affirme qu'il s’était plutôt arrêté près du Tigre Géant pour uriner. Maître Nadine Bigras, avocate associée chez Cain Lamarre, rappelle que les réseaux sociaux ne constituent pas une « zone d'immunité » : les mêmes règles juridiques que dans la vie réelle s'y appliquent.
L'avocate souligne d’ailleurs que même la publication de faits véridiques peut mener à une condamnation si l'intention de nuire est présente sans intérêt public réel. Les administrateurs de pages publiques ont une responsabilité de vigilance et peuvent être poursuivis s'ils laissent des propos préjudiciables en ligne.
De même, les citoyens qui commentent ou partagent de telles publications s'exposent aussi à des poursuites. La règle d'or demeure la prudence quand on est témoin d'un délit.
«Facebook, c'est pas un tribunal, c'est pas la bonne façon d'adresser des enjeux. [...] On recommande toujours aux gens de se tourner vers les autorités policières.»
Écoutez les précisions et les conseils de Me Nadine Bigras, avocate associée chez Cain Lamarre, au micro de Louis-Philippe Brulé.