Le 1er mai marque le 100e anniversaire de la semaine de travail de cinq jours instaurée par Henry Ford. Un siècle plus tard, la transition vers une semaine de quatre jours suscite un vif engouement. Dans cette entrevue, la présidente du Réseau Annie RH, Annie Boilard, décortique les réels enjeux de ce modèle.
Si la semaine de quatre jours payée à 80 % est déjà courante, le véritable défi réside dans la formule payée à 100 %. Pour y parvenir, la clé est le maintien de la productivité, notamment en éliminant les tâches à faible valeur ajoutée (comme les réunions inutiles) ou en s'appuyant sur l'intelligence artificielle.
D'un point de vue local, le contraste est frappant: pendant que le gouvernement fédéral à Ottawa-Gatineau fait l'actualité en exigeant un retour au bureau de quatre jours pour ses fonctionnaires, plusieurs OBNL de la région étudient la véritable semaine de quatre jours (payée cinq) pour attirer et retenir les talents sans augmenter les salaires. Le Québec s'oriente pour le moment vers un statu quo misant sur la flexibilité.