À Gatineau, l’histoire d’Ana Diaz Kaneko illustre avec une cruauté saisissante le sort des réfugiés ukrainiens qui tentent de se reconstruire chez nous.
Installée sur le boulevard Hurtubise, cette femme qui a survécu aux bombes de Kiev doit maintenant affronter la montée des eaux dans une maison achetée par nécessité financière.
C’est un combat épuisant contre les éléments qui s’ajoute aux cicatrices encore fraîches de son exil. Pour elle, la sécurité semble être un port de paix toujours hors de portée, peu importe le continent.
«Ils ont fui la guerre en Ukraine pour trouver la paix chez nous, mais le destin est parfois d'une ironie brutale. On se retrouve aujourd'hui ici, sur le terrain, à devoir faire la guerre à l'eau et aux inondations.»
Écoutez La Planète Actualité avec l'animateur Karl Bélanger.
Cette situation met en lumière le dilemme déchirant entre la sécurité physique et la précarité économique de nos nouveaux arrivants.
«Il y a des choses qu'on ne contrôle pas dans la vie, comme les bombes qui tombaient sur Kiev ou la crue des eaux. En arrivant ici, elle savait les risques de cette maison, mais c'était le seul moyen pour elle d'avoir un toit.»
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