Le système de justice québécois traverse une crise de ressources sans précédent, forçant les procureurs à négocier des sentences «à rabais» pour éviter que des dossiers ne s'effondrent.
Selon un sondage de l'Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (APPCP), 100% des procureurs sondés en Outaouais admettent avoir dû accepter des peines moindres en raison du manque de temps et de personnel.
Le président de l'association, maître Guillaume Michaud, dénonce des coupures budgétaires qu'il qualifie d'aveugles, déplorant que la justice soit traitée comme une simple bureaucratie alors que les besoins des victimes augmentent
Écoutez maître Guillaume Michaud discuter des impacts du sous-financement du système de justice avec l'animateur Louis-Philippe Brulé.
«Est-ce qu'on est mieux que le dossier tombe ou on aime mieux faire condamner la personne pour une sentence moins sévère? [...] Ça a du bon sens? Bien, la réponse, c'est non.»