L’accès à la propriété est devenu un enjeu crucial, marqué par une explosion des prix: de 100 000 $ en 1998 à 566 000 $ aujourd'hui au Québec.
L’économiste Geoffroy Boucher souligne une «ligne de fracture» sociale: le patrimoine des propriétaires est 20 fois supérieur à celui des locataires.
Actuellement, un tiers des achats chez les jeunes repose sur des dons familiaux, créant une inégalité entre ceux qui héritent et les autres.
L’expert Alexandre Leblond prévient toutefois que les politiques d'aide financière peuvent paradoxalement gonfler les prix dans un marché où l'offre est insuffisante, tout en notant que les attentes modernes de confort (maisons 75 % plus grandes qu'en 1960) compliquent aussi la donne.
Geoffroy Boucher, économiste à l’Observatoire québécois des inégalités, et Alexandre Leblond, chroniqueur économique de Cogeco Média.
«Le levier d’enrichissement que représente la propriété immobilière n’est pas à la portée de tout le monde. En fait, il est à la portée d’un nombre diminuant de jeunes ménages.»
«C’est le plus gros transfert de richesses entre générations de l’histoire de l’humanité. [...] Ça crée un fossé entre ceux qui en ont et ceux qui n’en ont pas.»