Le gouvernement canadien se retrouve dans une position inconfortable, coincé entre ses principes de droit international et la réalité géopolitique actuelle au Moyen-Orient.
Alors que Mark Carney a récemment exprimé son appui aux frappes américano-israéliennes, la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a dû nuancer ces propos en réitérant l'importance d'une solution diplomatique.
Cette gymnastique diplomatique illustre la difficulté pour Ottawa de concilier ses alliances stratégiques avec le respect des institutions multilatérales.
Comme le souligne Karl Bélanger, l'influence du Canada sur le respect des règles mondiales semble s'effriter face aux actions unilatérales des grandes puissances.
Écoutez Karl Bélanger, chroniqueur politique, discuter de l'ambiguïté du Canada face aux attaques en Iranavec l'animateur Louis-Philippe Brulé.
«Le droit international, au fond, de plus en plus, ça existe sur papier, mais dans la réalité, tout le monde s'en fout pas mal visiblement. On veut se fier aux institutions internationales, mais le moindrement qu'il arrive quelque chose, ben il y a personne qui va vraiment imposer le respect de ce droit-là.»