Dans cet échange avec Michel Langevin, Patrick Dumont de Multi-Prêts nous rappelle que cosigner pour un proche est loin d'être une simple formalité administrative.
C'est un engagement financier majeur qui peut l'ourdir votre propre futur financier.
- La dette sans l'actif : Contrairement au co-emprunteur (souvent utilisé en hypothèque), le cosignataire est responsable de la dette à 100 %, mais ne possède aucun droit sur le bien (maison, voiture, etc.). C'est, selon l'image de Patrick, « être assis sur le siège passager sans tenir le volant ».
- Réduction de votre capacité d'emprunt : Même si vous ne faites pas les paiements, la dette apparaît sur votre dossier. Un simple prêt auto de 600 $ par mois peut amputer votre propre capacité d'emprunt de près de 100 000 $.
- Un risque direct pour votre crédit : Si l'emprunteur principal rate un paiement, c'est votre bureau de crédit qui est entaché. La banque ne vous appellera pas forcément pour vous prévenir d'un retard; c'est à vous d'assurer le suivi.
- Un engagement difficile à rompre : On ne peut pas "retirer son nom" facilement après un an ou deux. L'engagement dure généralement jusqu'à l'extinction complète de la dette ou un refinancement complet par l'autre partie.
Le conseil d'expert : Avant de dire oui pour aider un enfant ou un ami, consultez un courtier ou un notaire pour évaluer l'impact sur vos projets futurs (achat d'une résidence secondaire, rénovations, etc.). Savoir dire « je ne peux pas » est parfois la meilleure façon de protéger sa propre santé financière.