Un dossier récent dans LaPresse révèle qu’une clinique médicale montréalaise envoie des mises en demeure aux patients publiant des avis négatifs. Mais a-t-on le droit de tout dire sur Internet au nom de la liberté d’expression?
Dans cette entrevue, Maître Véronique Parent d’Option Consommateurs explique la ligne mince entre une critique légitime et la diffamation. Si les consommateurs ont le droit de partager une mauvaise expérience, la liberté d'expression n'est pas absolue.
Des propos jugés diffamatoires peuvent entraîner des condamnations allant jusqu'à 30 000 $.
Pour éviter les ennuis judiciaires, l'avocate conseille de s'en tenir strictement aux faits et d'éviter les insultes, les attaques personnelles ou les termes lourds de sens comme « voleur » ou « escroc ». Bien que certaines entreprises utilisent les mises en demeure comme moyen de pression, la prudence reste de mise avant de publier sa frustration en ligne.
Au Québec, des consommateurs ont été condamnés pour avoir publié une critique négative [...] ça peut aller dans les 20, 30 000 $ facilement