De retour à Ottawa, André Tourigny a pris le temps de renouer avec ses racines et avec des gens qui ont marqué son parcours. L'entraîneur-chef s'est entretenu au micro de Marc Legault et de Yanick St-Denis pour faire le point sur sa carrière, son passage marquant dans la région et le défi stimulant qu'il relève désormais à la barre du Club de hockey de l'Utah.
Accompagné de son fils lors d'une visite à la Place TD, Tourigny a souligné à quel point la qualité humaine des dirigeants et du personnel d'Ottawa l'a profondément marqué au fil des ans. Questionné sur son partenariat avec le directeur général Bill Armstrong, il est revenu en détail sur la rigueur du plan quinquennal de reconstruction qu'ils ont bâti pas à pas, depuis la simple récolte d'actifs jusqu'à l'acquisition de piliers comme Sean Durzi et Mikhail Sergachev. Pour lui, l'amélioration continue doit rester une obsession quotidienne, sans jamais pointer du doigt ou céder au piège de la facilité.
« Dans la Ligue nationale, le confort, ça existe pas. [...] Si t'es confortable, ça peut pas marcher. Faut que tu sois sur le edge à tous les jours. »
La transition hors de l'Arizona vers Salt Lake City a évidemment représenté une aventure humaine colossale pour l'ensemble de l'organisation et des familles. Mais malgré cette stabilité retrouvée et les éloges à l'endroit de jeunes vedettes montantes comme Tim Stützle, l'entraîneur garde les pieds bien sur terre : dans l'élite du hockey, l'inertie est le pire ennemi.