Bien loin du sensationnalisme des séries télévisées, l'expression « objection, votre honneur » obéit à des cadres juridiques extrêmement précis au sein des tribunaux du Québec.
En ondes, l'avocat Benoit Duclos a rappelé l'importance de cibler les questions suggestives posées aux témoins afin de préserver l'intégrité des audiences.
Écoutez l'avocat Benoit Duclos, du cabinet duclos société d'avocats discuter du rôle et des véritables règles des objections en cour avec l'animateur Steven Boivin.
«Si j'ai un confrère ou une consœur qui pose des questions beaucoup trop directives à son propre témoin, qui veulent essayer d'influencer les réponses, bien c'est important comme avocat à un moment donné de dire : "Je m'objecte monsieur le juge, ces questions-là sont beaucoup trop directives." On est en train de quasiment donner la réponse au témoin, puis si j'ai raison, bien évidemment que le juge va dire oui.»
Qu'il soit question de protéger le secret professionnel, de prévenir toute tromperie à l'égard d'un individu ou de garantir la primauté d'un accord écrit, ces outils techniques servent à baliser strictement la présentation des éléments de preuve.
D'après Me Duclos, la parfaite connaissance de ces rouages procéduraux illustre clairement pourquoi se présenter devant une instance judiciaire sans l'accompagnement d'un avocat chevronné représente un handicap considérable.