Le mouvement « Le communautaire à boutte » accentue la pression sur le gouvernement québécois pour réclamer un financement d'urgence de 360 millions de dollars.
Alors que l'augmentation de la pauvreté et de l'itinérance alourdit la charge de travail des organismes, ces derniers se voient contraints de réduire ou de fermer des programmes essentiels.
Face à l'épuisement du personnel et au manque d'aide financière, le co-porte-parole du mouvement, Yves Séguin, alerte sur les conséquences graves pour la population.
Écoutez Yves Séguin, directeur général du Centre d'intervention et de prévention en toxicomanie de l'Outaouais (CIPTO) et co-porte-parole du mouvement « Le communautaire à boutte » discuter de ce mouvement avec l'animateur Steven Boivin.
«On commence à être débordé, donc c'est vraiment qu'on est à boutte. Pas juste des conditions de travail des travailleuses et travailleurs, mais aussi de voir que notre filet social a de plus en plus de trous dedans et que les personnes sont obligées de cogner à nos portes pour des services de base que ça soit l'hébergement, la nourriture ou juste un espace pour socialiser. C'est là où on est à boutte.»
Les regroupements communautaires préviennent que sans engagements concrets de Québec, une grève régionale pourrait être déclenchée d'ici la fin de l'hiver.