La réserve stratégique de sirop d'érable du Québec est à sec, vidée par une hausse fulgurante de 15 % des exportations mondiales. Pour répondre à cette forte demande, l'Outaouais s'impose comme un acteur clé.
Selon Luc Goulet, la région possède un immense potentiel inexploité. Entre 20 000 et 25 000 hectares de forêts sur des terres publiques de l'Outaouais et des Laurentides pourraient être développés. Un système de consultation et de tirage au sort, semblable à celui des baux de villégiature, permettra bientôt aux entrepreneurs d'exploiter ces érablières.
Pour concrétiser cet élan économique régional, l'Outaouais a toutefois besoin d'entrepreneurs locaux et d'investissements gouvernementaux majeurs en infrastructures forestières et électriques, un enjeu d'ailleurs défendu par le député du Pontiac, André Fortin. Produire du sirop d'érable pourrait rapidement devenir une industrie phare de chez nous.
On pourrait facilement quintupler le volume de sirop produit en Outaouais