Dans leur nouvel essai La fable des gagnants : Pourquoi refuse-t-on de taxer la richesse, les philosophes David Robichaud et Patrick Turmel s'attaquent au mythe du mérite individuel pour plaider en faveur d'une meilleure équité fiscale.
L'auteur réclame l'instauration d'une taxe de 1 % sur les très grandes fortunes afin de renflouer les services publics de manière juste.
Il réfute au passage la peur d'un exil fiscal en rappelant que la réussite financière découle largement de la chance, du milieu familial et des infrastructures collectives.
Écoutez David Robichaud, professeur de philosophie à l'Université d'Ottawa discuter de son livre La fable des gagnants : Pourquoi refuse-t-on de taxer la richesse? avec l'animateur Steven Boivin.
«Quand on regarde dans les faits, ce n'est pas simplement de travailler plus fort puis d'être plus talentueux qui nous rend plus riche. Il y a aussi énormément de variables, comme la chance, l'aide qu'on a reçue de la famille et de l'État, des institutions dont on s'est dotés collectivement.»