Au lendemain de l'élection d'un gouvernement péquiste minoritaire avec 28 % des voix, la politologue Geneviève Tellier estime que l'électorat québécois a délibérément imposé des balises au nouveau pouvoir.
Cette Assemblée nationale fragmentée forcera le Parti québécois à faire preuve de pédagogie et à rechercher des compromis avec les différentes forces d'opposition.
L'analyste souligne d'ailleurs qu'un tel contexte minoritaire s'étire rarement sur un mandat complet de quatre ans, la durée de vie moyenne de ces gouvernements dépassant rarement deux budgets.
Écoutez Geneviève Tellier, professeure à l'École d'études politiques à l'Université d'Ottawa, expliquer les résultats historiques de l'élection d'un gouvernement péquiste minoritaire avec l'animateur Steven Boivin.
«Clairement, on voulait du changement, mais on n'était pas prêts à donner le champ libre au Parti québécois. C'est à dire que le Parti québécois, oui très bien, mais on va mettre des valises et ces valises la c'est de lui donner un mandat minoritaire seulement. Alors, le gouvernement va devoir négocier avec d'autres partis, lesquels ça on verra c'est peux être ce qui est moins clair dans cette élection-ci. Mais, le Parti québécois ne pourra pas avoir les coudées franches puis mettre en place tout son programme électoral et ses promesses.»